Jean-Jacques JORDI est docteur en histoire, et spécialiste de l’histoire des migrations en Méditerranée aux XIXe et XXe siècles, de l’Algérie, des colonisations et des décolonisations et de Marseille. Il a publié et dirigé plusieurs ouvrages et articles de référence sur les migrations méditerranéennes passant des migrations espagnoles aux migrations venant d’Algérie, publiant aussi sur les Harkis et les Pieds-Noirs.
Il vient de publier » Silence d’État: les disparus européens de la guerre d’Algérie. » Un ouvrage dans lequel il révèle qu’il y a eu beaucoup plus d’Européens enlevés, et dont nous n’avons aujourd’hui aucune » trace « , après les Accords d’Evian et après l’indépendance de l’Algérie qu’en » pleine guerre » !
Ce constat stupéfiant est la conséquence tragique d’une politique de terreur menée par le FLN, mais qui aura pu compter sur le cécité volontaire du gouvernement français… et parfois sur sa complicité.
Le travail de Jean-Jacques Jordi est sans manichéisme ni de parti pris. Son livre nous permet d’appréhender une période trouble et oubliée de l’Histoire…militante.
Présent le 31 mars 2012 à Quint-Fonsegrive pour une conférence, Jean-Jacques Jordi a répondu à quelques une de nos questions.
Première partie
Un tabou – Le nombre de disparus – Le FLN ne respecte pas les accords d’Évian – l’OAS un prétexte pour le FLN et le pouvoir Français – les camps d’internements et la torture – Des charniers – l’acharnement sur le corps des cadavres.
Seconde partie:
Le massacre d’Oran 1962 – Qui a tiré ? – le général Katz – Associations de familles de disparus européens – le mur des disparus à Perpignan – Le manichéisme de certains historiens.


















